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Durant les périodes
dauphinoise et savoyarde, Saint Sorlin était une petite capitale, siège d’une
châtellenie. Le châtelain avait de multiples attributions puisqu'il représentait
le Prince, mais c’était surtout un militaire à qui était confiée la défense de
la place. La châtellenie de Saint Sorlin inféodée à Odon de Villars, de 1401 à
1414, puis à Gaspard de Varax en 1460, pour lequel elle fut érigée en marquisat.
Saint Sorlin fait ensuite partie du douaire de Claudine de Brosse dite « de
Bretagne », veuve du Duc Philippe Il et, enfin, est inclus dans l'apanage de la
branche des Savoie Nemours.
Chose curieuse, lorsque Bugey
et Bresse devinrent français en 1601 par le Traité de Lyon, qui entérinait
l'échange avec le marquisat de Saluces, l'apanage des Savoie Nemours conserva
son statut. Saint Sorlin revint ensuite à la famille de Savoie, qui obtint par
le Traité d'Utrecht en 1716, la faculté de vendre ses possessions de ce côté des
Alpes. Et ce fut les Chartreux de Portes qui se portèrent acquéreurs et
devinrent ainsi marquis de Saint Sorlin, espérant mettre fin aux innombrables
litiges avec les communautés voisines... Il n'en fut rien.
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A la révolution, Saint Sorlin
(Bonne Fontaine)
redevient un petit village de vignerons. Durant ces dernières années, Saint
Sorlin s'est agrandi de constructions nouvelles, a vu l'implantation d'une
importante maison de commerce, la création d'une école d'enseignement rural
renommée, des rénovations heureuses et surtout la prise de conscience de sa
population pour la valeur de son patrimoine et l'intérêt de sa sauvegarde. |
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